top of page

🔴Réunion au ministère de l’Économie : face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, FO alerte sur l’urgence sociale

  • Photo du rédacteur: FO38
    FO38
  • il y a 9 heures
  • 3 min de lecture

Une réunion s’est tenue le 7 avril 2026, à l’initiative du gouvernement, en présence de Roland Lescure, réunissant les cinq organisations syndicales représentatives. Étaient également présents des membres du cabinet du ministre du Travail, ainsi que de la ministre de l’Énergie, Maud Brégeon.


Pour Force Ouvrière étaient présents : Rachèle Barrion, secrétaire confédérale en charge de l’économie et du service public, et Patrick Privat, trésorier de la Confédération.


Une réunion d’écoute… sans réponse à l’urgence


Dès l’ouverture, le ministre a précisé que cette réunion avait pour objet principal d’écouter les organisations syndicales et de recueillir leurs propositions.

Aucune annonce concrète n’a été faite. Aucun engagement n’a été pris.

Le ministre a insisté sur le caractère évolutif de la crise, « différente de celle de 2022 », et sur le fait que la France serait mieux préparée à un choc énergétique. Dans le même temps, le gouvernement a mis en avant les contraintes budgétaires, avec un déficit proche de 5 %, appelant à rester « gardien du denier public ».

Ce discours est en décalage avec la réalité sociale : la crise est déjà là, et elle s’aggrave. Car au-delà de la hausse des prix de l’énergie, une réalité s’impose : les salariés subissent une érosion continue de leur pouvoir d’achat depuis plusieurs années.


Point clé pour FO : l’urgence salariale

Nous entrons dans la cinquième année de stagnation des salaires réels. Autrement dit : les prix augmentent, mais les salaires ne suivent pas, et les travailleurs s’appauvrissent.

Dans ce contexte, ne pas répondre par des augmentations de salaires, c’est laisser la crise sociale s’installer durablement.


Des propositions claires face à des réponses insuffisantes

Au cours de cette réunion, Force Ouvrière a été la seule organisation à formuler des propositions précises, immédiates et opérationnelles. Nous avons également, à plusieurs reprises, rebondi sur les réponses du ministre, afin d’en souligner les limites.

« Les annonces faites par le gouvernement (…) apparaissent largement insuffisantes. Elles ne répondent pas à la situation d’urgence que vivent aujourd’hui les usagers, les salariés et les ménages. »

« Après 6 semaines de conflit, il est grand temps d’agir. On ne peut plus attendre. »

La crise est déjà là, des salariés sont déjà fragilisés. Force Ouvrière a insisté sur la réalité immédiate de la crise :

« La hausse des coûts de l’énergie fragilise déjà de nombreux secteurs (…) qui risquent aujourd’hui (…) de supprimer des emplois. »

Et rappelé une évidence :

« Le pouvoir d’achat (…) atteint un point de rupture. »

Dans ce contexte, la réponse du gouvernement est particulièrement préoccupante. Le Ministre de l’Économie s’est opposé à toute mesure de blocage des prix des carburants, au motif qu’elle pourrait entraîner des pénuries.

Un argument que Force Ouvrière conteste fermement. Car il revient, dans les faits, à écarter toute mesure de protection immédiate des salariés, au moment même où la hausse des prix frappe de plein fouet les ménages.


Des mesures concrètes ignorées

Force Ouvrière a porté des propositions immédiates :

  • Un prix du carburant plafonné à 1,50 € le litre ;

  • Une baisse des taxes ou un blocage temporaire des prix ;

  • Des augmentations de salaires immédiates, du point d’indice, du SMIC ;

  • Une revalorisation des titres-restaurant à 20 € ;

  • Une augmentation de la prime carburant ;

  • Une augmentation de la prime transport, de l’indemnité kilométrique ;

  • Une prise en charge pérenne à 75 % des transports en commun.


Car, « face à cette situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles. »

Et surtout :

« Face à l’inflation, travailler ne doit pas signifier s’appauvrir. »


Les salariés ne paieront pas une crise de plus. L’urgence sociale impose d’agir. Maintenant.

Gardons le contact


Bourse du Travail

32 avenue de l’Europe 38030 - GRENOBLE CEDEX

04 76 09 76 36



Horaires :


Du lundi au Jeudi

de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h00

Vendredi

de 9h à 12h30 et de 13h30 à 16h00

Commentaires


bottom of page