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📱 De l’enfance à l’âge mûr : le lien social reste vital

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    FO38
  • il y a 6 heures
  • 4 min de lecture

Une jeunesse hyperconnectée qui inquiète


En France, les jeunes de 7 à 19 ans passeraient en moyenne plus de 3 heures par jour devant les écrans, tandis que 59 % des adolescents de 11 à 15 ans déclarent utiliser les réseaux sociaux plus de trois heures quotidiennement. Plusieurs études évoquent également une augmentation des troubles du sommeil, des difficultés de concentration, de l’anxiété et des épisodes dépressifs liés à une surexposition numérique.

Une étude récente relayée par l’AP-HP évoque même près de 590 000 cas supplémentaires de dépression chez les adolescents français liés à un usage excessif des réseaux sociaux.


Une société de plus en plus connectée… et de plus en plus individualiste.

Une autre réalité progresse dans le silence : celle de l’isolement social chez les adultes.


En France, près de 1 adulte sur 4 dit se sentir régulièrement seul, et le phénomène augmente fortement chez les 25-49 ans selon plusieurs études récentes. Le télétravail, l’individualisation des parcours, la disparition progressive des lieux de rencontre informels et l’hyperconnexion numérique modifient profondément notre manière de vivre ensemble.

Nous n’avons jamais autant communiqué numériquement… tout en ressentant une augmentation de la solitude.


Un véritable enjeu de santé publique


L’isolement social ne touche pas uniquement le moral. Ses effets sur la santé sont aujourd’hui largement documentés par les études scientifiques et les institutions internationales.

L’Organisation mondiale de la santé rappelle qu’1 personne sur 6 souffre de solitude dans le monde et que celle-ci serait associée à environ 871 000 décès par an, soit près de 100 décès par heure.

Les recherches montrent également que l’isolement social augmente :

  • les risques de dépression et d’anxiété ;

  • les maladies cardiovasculaires ;

  • les risques de déclin cognitif ;

  • les troubles de la mémoire ;

  • les risques de démence et d’Alzheimer.

Certaines études considèrent même aujourd’hui que l’isolement constitue un facteur de risque sanitaire comparable au tabac, à la sédentarité ou à l’obésité.


Les personnes âgées particulièrement fragilisées


Chez les seniors, l’isolement devient parfois dramatique.

En France, plus de 530 000 personnes âgées seraient aujourd’hui en situation de “mort sociale”, c’est-à-dire sans contacts réguliers avec leur entourage, tandis que plus de 2 millions de personnes de plus de 60 ans seraient en situation de fragilité relationnelle.

Les personnes âgées isolées présentent également un risque de mortalité plus élevé, ainsi qu’un déclin cognitif souvent plus rapide. L’absence de visites, de discussions, d’activités collectives ou de relations sociales régulières fragilise profondément la santé psychique et physique.

Or, le cerveau humain reste profondément social, quel que soit l’âge.


Le scroll infini ne remplacera jamais le lien humain


Le problème n’est donc pas uniquement l’écran lui-même. Les outils numériques, les réseaux sociaux ou l’intelligence artificielle peuvent évidemment être utiles pour apprendre, communiquer ou maintenir certains contacts.

Mais lorsque les échanges numériques remplacent progressivement les relations humaines réelles, les conséquences deviennent préoccupantes.

Le scroll infini ne remplacera jamais :

  • une présence humaine ;

  • une conversation sincère ;

  • un regard ;

  • une écoute attentive ;

  • une main posée sur une épaule.

Aucune notification, aucun algorithme et aucune intelligence artificielle ne semblent aujourd’hui capables de reproduire totalement ce que le cerveau humain trouve dans une relation humaine authentique : l’empathie réelle, l’attention, le collectif et le sentiment d’appartenance.


Les partenaires sociaux et le collectif restent essentiels


Face à cette progression de l’isolement, le tissu associatif, les activités collectives, les espaces culturels, sportifs ou citoyens jouent un rôle essentiel pour recréer du lien humain.

Mais dans le monde du travail aussi, les partenaires sociaux et les organisations syndicales restent des acteurs fondamentaux pour préserver les échanges humains, la solidarité et la santé des salariés.

Le syndicalisme ne consiste pas uniquement à défendre des droits ou des revendications professionnelles. Il permet aussi de :

  • recréer du collectif ;

  • rompre l’isolement ;

  • favoriser l’écoute et l’accompagnement ;

  • maintenir des espaces de dialogue ;

  • préserver le sentiment d’appartenance ;

  • protéger la santé mentale et sociale au travail.

Dans une société qui tend parfois à individualiser les parcours et à isoler les personnes, les syndicats et les structures associatives demeurent des lieux humains indispensables.

Des organisations comme FO ou l’AFOC participent aussi, à leur manière, à maintenir ce lien social de proximité, cette écoute et cette solidarité concrète dont beaucoup de personnes ont aujourd’hui besoin.


Recréer du lien devient un enjeu majeur


À mesure que notre société devient toujours plus numérique, reconnecter les individus entre eux devient probablement l’un des grands enjeux humains, sociaux et sanitaires de notre époque.


Créer du collectif.

Retrouver des espaces humains réels.

Car de l’enfance à l’âge mûr, le lien social n’est pas accessoire.

Il est vital.


Sources

OMS — Social connection and health :


CDC — Social isolation and loneliness :


AP-HP — Réseaux sociaux et santé mentale :


Petits Frères des Pauvres — Mort sociale des personnes âgées :


Fondation de France — Solitude et isolement social :

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