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2024 ou les craintes sur l’emploi


2024, crainte sur l'emploi, FO
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La consommation des ménages est à l’image de leur moral : peu vigoureuse. Si l’indicateur qui mesure la confiance des ménages a gagné un point en octobre, à 84 points, il reste toujours très en deçà de sa moyenne (100) sur une longue période, rappelle l’Insee.


De fait, la consommation, le traditionnel moteur de la croissance, qui prend part pour plus de 60 % dans le PIB, traduit ce petit moral des ménages. Des ménages qui doivent faire face à une inflation toujours forte, même si elle reflue légèrement, et cela sans hausse massive des salaires, des pensions ou encore des minima sociaux.


En hausse de seulement 0,2 % en septembre, après une baisse de 0,6 % en août, la consommation affiche une hausse globale de 0,7 % au troisième trimestre (de juillet à septembre). Faible, donc, tandis que sur un an, la consommation des ménages a reculé de 3 %.

"Avec une croissance aussi faible, difficile de créer des emplois. Dans un environnement dégradé, l’économie française se tient,"

martèle de son côté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. L’exécutif maintient sa prévision d’une croissance de 1 % en 2023 (quand l’Insee et la Banque de France l’estiment plutôt à 0,9 %) et de 1,4 % en 2024, prévision jugée optimiste. Alors qu’une croissance plus faible aggraverait encore la situation de l’emploi, le gouvernement poursuit toutefois, pour 2024, dans un axe de mesures sévères visant une réduction drastique (de seize à dix-sept milliards d’euros) des dépenses publiques, cela en vue d’un déficit public ramené l’an prochain à 4,4 % du PIB (contre 4,9 % en 2023).


Or, la croissance du PIB au troisième trimestre 2023 n’est que de 0,1 %, après 0,6 % le trimestre précédent. Avec une croissance aussi faible, difficile de créer des emplois, analyse l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), rappelant que ce sont des mesures publiques ― abandonnées depuis ― qui ont permis de protéger nombre d’emplois pendant la pandémie et au début de la crise des prix de l’énergie. Autre signe de fragilité et alors que la réforme de l’indemnisation pèse sur les demandeurs d’emploi : le chômage est en hausse ce troisième trimestre en France.


Une hausse de 0,6 % concernant la catégorie A (demandeurs d’emploi sans aucune activité) et même de 0,7 % en métropole. Une hausse aussi de 3,1 % concernant la catégorie B (les personnes ayant exercé une activité réduite de 78 heures au maximum par mois).


Fin octobre, l’OFCE, pointant un contexte relativement morose qui pèse sur la croissance, faisait part de sa crainte d’une remontée du chômage à 7,9 % en 2024 et de quelque 50 000 destructions d’emplois...


Journaliste à L’inFO militante

 

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