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🔴 St-Georges d’Espéranche, grève massive à Conforama : "C’est maintenant qu’il faut mettre la pression !"

Dernière mise à jour : 30 janv.


grève conforama FO38
Images : Claude Ageron

Les drapeaux CGT et FO, la grande banderole

« Confo m’a tuer »

à l’entrée devant la barrière… Et sur le parking derrière des camions, une cinquantaine de salariés de Conforama sont répartis autour d’un

immense feu de palettes, qui envoie sa chaleur réconfortante plus de 20 mètres à la ronde.


Nombreux ont mis leurs chasubles syndicales : orange pour la CGT, rouge pour FO.

La réunion du CSE s’est ouverte ce matin avec la lecture d’une déclaration d’alerte commune au nom des deux syndicats, lue par Salim, le délégué FO :


« L’annonce de la fermeture de notre entrepôt et le licenciement de 78 salariés et la relocalisation de 32 autres a généré des troubles psychologiques, du stress, des angoisses aiguës, du mal être à la grande majorité des salariés. Nous rappelons à la direction son obligation de veiller à la santé et à la sécurité de ses salariés comme le prévoit l’article L 4121-1 du Code du travail. 
Pour se donner bonne conscience, la direction a mis un numéro de téléphone pour une assistance psychologique. C’est INADMISSIBLE.»

Salim m’informe :

« Il y a 112 salariés titulaires, et une cinquantaine d’intérimaires. 90% des titulaires sont en grève, c’est énorme ! Nous voulons 2 mois de salaires par année de travail, et du temps rémunérés pour les reconversions professionnelles. On va maintenir la pression pour l’obtenir. 

Sachant que les salariés ici, en moyenne, ont à peu près 20 ans de boîte.»


Plusieurs salariés confirment avoir eu des doutes sur la pérennité du site car


« Bizarrement, plusieurs salariés ont eu des offres intéressantes de ruptures conventionnelles, et les départs en retraite, depuis 3 ans, ont été compensés par des intérimaires. »


Le bail de trois ans arrive à expiration en octobre prochain, mais il est prévu de tout arrêter dès juillet. Les salariés sont tous d’accord :


« C’est maintenant qu’il faut mettre la pression. »

Salim confirme :


«La pression est là : il y en a pour 30 millions de marchandises à l’intérieur. Les camions arrivent, mais ne seront pas chargés.»


Deux salariés, non licenciés mais en grève car pas du tout certains d’être repris sur un autre site avec des conditions correctes, expliquent :


« On ne veut pas être « reparqués ». Reparqués ?» 
Oui, c’est le terme : ils nous traitent comme des animaux…

Au GEM (gros électro-ménager), tous les CACS3+, ceux qui chargent dans les camions, sont en grève. Et là, ils ne trouvent pas d’intérimaires !

Leur travail est très délicat, et ils sont très compétents. Ils sont chauds pour tout bloquer.»


Didier et Messaoud expliquent :


« Un autre entrepôt va être mis en service à 50 kilomètres de là… Ils veulent des salariés avec de l’expérience, mais sans avoir à payer l’ancienneté et les primes acquises. »


A midi les salariés du piquet partent pour


« aller faire du bruit sous les fenêtres de la direction ».


Demain, Salim pour FO, et tous les délégués centraux, seront au siège de Conforama à Paris pour négocier.


 


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